LVGDVNENSIS SENONIA : LYONNAISE-SÉNONAISE

Lyonnaise-Sénonaise (carte)

Aperçu

Cinq peuples sont compris dans la Lyonnaise-Sénonaise : d’abord les Sénons (Senones, Sens), qui ont donné leur nom à la province ; à l’est les Tricasses (Troyes) ; à l’ouest les Carnutes (Chartres) ; et au nord les Parisiens (Parisii, Paris) et les Meldes (Meldi, Meaux).

Dieux attestés sur les épigraphies

Comme d’habitude dans la région centrale et septentrionale, c’est Mercure qui arrive en tête parmi les 53 dédicaces à des dieux particuliers dans cette province. Mercure est doté de trois épithètes celtiques differents : Dubnocaratiacus, Solitumarus (les deux trouvés chez les Sénons) et Clavarias (chez les Tricasses). Le premier trouve un écho chez Rosmerta Dubnocaratiaca et Appolinus Dunocaratiacus (la racine dubno- signifierait « (le monde) d’en bas »). Jupiter n’est guère moins important ; il est, d’ailleurs, presque le seul dieu bien connu à être honoré sur pierre chez les Carnutes.

Le Pilier des nautes parisiens, trouvé à Notre-Dame-de-Paris et exposé aujourd’hui au Musée de Cluny, est un document d’importance singulière. D’abord, parce qu’il atteste le synthèse religieux gallo-romain à une époque où il était toujours en train de s’élaborer (l’époque de Tibère). Après, parce qu’il nous donne des noms gaulois pour des types iconographiques qui aurait resté anonymes sans lui : notamment Cernunnos (le dieu aux bois de cerf), Esus (le dieu coupant l’arbre), et Tarvos Trigaranus (le taureau aux trois grues). Et bien sûr, parce qu’il atteste l’importance économique des navigateurs de la Seine à cette époque. Pour tous ceux qui veulent reconstruire une tradition strictement celtique, le Pilier des nautes est indispensable. Lui-même appartient à une période postérieure à la Conquête ; après tout, il est une offrande faite à l’empereur romain (parmi d’autres).

La déesse Ancionna, attestée chez les Carnutes, pourrait être la déesse de l’Essonne. Le territoire des Carnutes avaient une place importante en des temps druidiques, car les druides y conduisaient leurs réunions, considérant que c’était là le centre de toutes les Gaules.

L’épithète Bolvinnus voire Bolvinnus Dunas, qu’on retrouve chez les Sénons, serait une particularité locale, sans doute lié au nom du site d’où proviennent les deux inscriptions : Bouhy (Nièvre).

Lugdunensis II
Belgica II
Germania Inferior
Lugdunensis III ← Senonia → Belgica I

Aquitania II

Aquitania I

Lugdunensis I

Notes

L’essentiel des données ci-dessus sont tirées de l’Epigraphik-Datenbank Clauss/Slaby, une ressource capitale pour l’étude des épigraphies en-ligne. J’ai collé toutes les inscriptions d’intérêt religieux des cités de la Lyonnaise-Sénonaise que j’ai pu identifier : voici la liste (format texte). Si vous connaissez une inscription religieuse qui y manque, ou si vous identifiez une erreur de n’importe quelle sorte, je vous prie de m’en alerter.

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